Centre pour personnes immigrantes

et leurs familles à Lévis

btn faire un don tremplin 0

DU NÉPAL À LÉVIS: PETITE HISTOIRE D'UNE INTÉGRATION RÉUSSIE

jeudi, 02 août 2018

C’est l’amour qui a poussé Kaushila Bishwakarma à quitter son Népal natal pour s’établir au Québec en août 2016 et, grâce à sa grande détermination et à ses efforts dans l’apprentissage du français, elle se sent aujourd’hui de mieux en mieux intégrée à sa société d’accueil. Presque deux ans jour pour jour après son arrivée, nous vous proposons un petit retour sur son parcours.

Par Claude Valois

Née dans le village de Himganga-Ramechhap à l’est de Katmandou, Kaushila s’établit dans la capitale népalaise en 2004 pour y étudier, et elle y habite une douzaine d’années. Après avoir obtenu une maîtrise en Développement rural à l’université, elle devient assistante administrative pour le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI). En 2014, c’est là qu’elle rencontre Antoine Mercier, un Québécois venu faire du bénévolat au Népal.

Après un bref retour au bercail, Antoine revient visiter Kaushila au Népal malgré les terribles tremblements de terre du mois d’avril 2015, puis il l’emmène avec lui au Québec en janvier 2016. Elle qui croyait autrefois que les arbres du Canada portaient leurs couleurs automnales douze mois par année avait heureusement été bien préparée pour affronter la réalité de l’hiver grâce aux photos, vidéos et conversations d’Antoine. De retour au Népal en février 2016, Antoine et Kaushila se marient lors d’une cérémonie traditionnelle népalaise à laquelle assistent les parents et le frère d’Antoine. Kaushila s’installe finalement au Québec le 24 août 2016, et fait sa demande de résidence permanente le mois d’octobre suivant. photo mariage trad

Au cours des six premiers mois au pays, Kaushila demeure chez ses beaux-parents, dans le secteur Saint-Nicolas, avant de s’établir avec Antoine dans le Vieux-Lévis. Celui-ci voyageant beaucoup pour son travail en logistique de réponse à des crises humanitaires, Kaushila se sent d’autant plus seule qu’elle ne parle pas le français, l’anglais étant la seconde langue enseignée aux Népalais à l’école. Qu’à cela ne tienne! Avant même de pouvoir s’inscrire à temps plein à ses cours de francisation en janvier 2017, elle décide de s’investir totalement dans l’apprentissage de la langue. Entre autres activités, elle devient bénévole à Village monde et à la bibliothèque d’une école primaire, où certains enfants lui enseignent même des mots. Grâce au permis de travail qu’elle obtient en mars 2017, elle parvient également à dénicher quelques emplois, dont celui d’interprète au Centre multiethnique de Québec pour des Bouthanais parlant népalais. Parallèlement, elle multiplie les occasions d’écouter et de parler le français, si bien que ses efforts et sa ténacité finissent par lui valoir le trophée de la meilleure élève de sa classe de francisation en 2016-2017. Une réalisation dont elle encore est très fière !

C’est aussi à cette époque que Kaushila contacte Le Tremplin qu’elle découvre durant ses cours de francisation, en lisant un article « Parcours de vie » dans le journal de l’organisme. Elle apprécie beaucoup le jumelage qu’on lui propose et participe à plusieurs activités qui contribuent à perfectionner son français et à favoriser son intégration.

Déménagée à Gatineau depuis peu avec Antoine qui y a déniché un emploi nécessitant moins de déplacements à l’étranger, Kaushila poursuit ses cours de francisation au Cégep. Et même si elle s’ennuie parfois de son pays natal et de ses proches, elle apprécie beaucoup sa société d’accueil et est plus que jamais déterminée à travailler fort pour s’y intégrer et mettre à profit son énergie et ses connaissances dans un travail qui lui ressemble!